Pourquoi les entreprises et les universités algériennes sont-elles condamnées à innover ou à mourir ?

Par @FethiFERHANE
La transition numérique est en marche. Elle touche tous les secteurs économiques, des médias à l’automobile, en passant par le tourisme, l’agriculture ou la santé.
Etant dans une nouvelle ère économique, les entreprises comme les universités algériennes doivent appréhender ce changement par une nouvelle philosophie, en renvoyant non seulement leurs organisations, programmes et ressources, mais surtout instaurer une nouvelle manière de penser.


C’est cette nouvelle philosophie du changement qui doit guider nos entreprises et nos universités ( particulièrement les filières de gestion) à travailler ensemble pour instaurer de nouveaux programmes qui doivent non seulement enseigner les éléments essentiels de la comptabilité, de la finance, du marketing ou de l’économie, mais surtout de faire des étudiants des agents du changement, en se spécialisant encore plus sur 03 axes : la communication, l’international et les TIC.
Apprendre aux étudiants les bases de la communication écrites et orales, afin de pouvoir mieux communiquer en interne avec leurs collègues, et en externe avec les clients, fournisseurs.
Notre économie algérienne est de plus en plus ouverte aux entreprises étrangères, et la compréhension de l’environnement international est très importante. Etant dans une économie globalisée, il est vital d’apprendre aux étudiants comment fonctionnent les multinationales, et le rôle du management interculturel qui offre une compréhension des différentes cultures et modes organisationnels.
Finalement, intégrer des compétences liées à l’usage des TIC est comparable à ce que c’était l’écriture et la lecture il y a vingt ans. A l’heure actuelle, si un étudiant ne maitrise pas les bases de l’e-mail, l’utilisation d’un ordinateur pour travailler, pourra être comparé à un illettré, et ne sera d’aucune utilité pour une entreprise, même s’il doit occuper un poste d’un simple agent de maitrise.
Ce processus de changement de nos entreprises et universités passe par deux conditions :
Premièrement, les universités sont obligées d’enseigner non seulement des savoirs et des connaissances, mais aussi d’enseigner de nouvelles pratiques à la pointe du développement. Cela commence d’abord par les enseignants qui ont l’obligation d’innover en matière d’enseignement et de recherche, et par une administration forte et engagée dans un processus d’amélioration continue.
La seconde condition a un rapport avec les entreprises, qui doivent avoir la capacité à accueillir les innovations et ceux qui y sont porteurs. Il n y a qu’avoir ces jeunes algériens qui réussissent à gagner des concours en Europe et dans le monde, et qui ne trouvent pas d’entreprises en Algérie pour transformer leurs inventions en succès commercial.
Pour développer une économie forte, nous aurons le choix, soit de former nos propres compétences, en y intégrant de nouveaux modes, afin d’en faire des agents de changement. Ou d’importer des compétences ou d’autres dirigeants.

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